Le Vitrail pour tous.

 

À l’aube de la quarantaine, Olivier Devisme est le gardien d’un savoir-faire ancestral dans son atelier, au n° 9 de la rue Damiette, à deux pas de l’église Saint Maclou. Descendant d’une lignée de maîtres-verriers. Quatrième d’une lignée de maîtres- verriers, ce perfectionniste est le digne successeur d’un arrière- grand-père qui ouvrit son atelier en 1 890. Quelques cours du soir aux Beaux-Arts pour mieux dessiner et surtout, observation et pratique sur le tas. Connu et reconnu, notre homme restaure les vitraux d’église (80 % de son activité, églises Saint Patrice et Saint-Sever entre autres) et en crée pour une nouvelle clientèle de particuliers nostalgiques de l’« Art Déco » et prêts à investir au minimum 400 euros pour un m2 de verre coloré.

De quoi s’agit-il en fait ? Olivier nous l’explique : « Après avoir éliminé la structure en plomb, les éléments cassés sont remplacés par d’autres taillés dans des feuilles de verre « antique ». Au pinceau, Olivier applique ensuite la « grisaille » avant la cuisson à 600 °. Il est temps alors de réinstaller le plomb, de souder les intersections à l’étain et de mastiquer pour rendre le vitrail étanche. Allez donc lui rendre une petite visite pour comprendre la subtile distinction entre artisan et artiste.

Côté ROUEN du 28/03/2011

 

 

Démontage d’un vitrail de l’ancienne chapelle de la Compassion.

 

Malheureusement, faute d’activité soutenue dans une conjoncture néfaste, l’atelier occupé désormais par un luthier, a été contraint de fermer. A l’entrée, seule la publicité peinte rappelle son existence éphémère.